Tout savoir sur le djampé africain

Qu’est-ce que le djampé ? Le djampé (ou éponge africaine) est un filet de douche généralement en nylon (recyclable c’est encore mieux), accessoire du quotidien indispensable dans sa salle de bain. Les enfants, toujours si …

Qu’est-ce que le djampé ?

Le djampé (ou éponge africaine) est un filet de douche généralement en nylon (recyclable c’est encore mieux), accessoire du quotidien indispensable dans sa salle de bain. Les enfants, toujours si tendres, le surnommaient filet de pêche. Des millions d’africains s’en servent pour se laver et le djampé à d’ailleurs plusieurs noms, selon sa provenance, mais toujours la même fonction.

Quelles sont les avantages du djampé ?

Il exfolie, c’est à dire qu’il permet de nettoyer la peau en débouchant les pores et en éliminant les cellules mortes. Certaines disent même que cette éponge africaine leur a permis de diminuer les poils incarnés.

Cette éponge africaine a un autre avantage énorme : la mobilité ! Vous pouvez accéder à toutes les parties de votre corps (du fait de sa longueur) : arrière du dos, des jambes, pieds… sans autant d’efforts que si vous le faites avec vos mains, une fleur de douche ou un gant de toilette.

C’est naturel, plutôt que d’utiliser des soins de beauté de marque et à la composition douteuse. Je préfère utiliser ce djampé avec un savon solide soigneusement choisi au préalable.

Enfin, le djampé est économique : accessible pour moins de 20 euros et avec une durabilité pouvant aller jusqu’à 1 an.

Comment utiliser le djampé ?

Le djampé s’utilise sur le visage et le corps. Rien de plus étonnant car pourquoi ne se servir du filet que pour une partie du corps? Rappelons que l’objectif est de se laver, aucune zone n’est donc à ignorer. En plus de ça, sa longueur (compter environ 35 centimètres de large sur 1 mètre de long) ce qui le rend très pratique pour se frotter le dos. Avant la première utilisation, pensez à le tremper dans l’eau bouillante pendant 10 minutes et à le laver.

Vous voilà prête à utiliser votre djampé. Il faut d’abord l’humidifier puis l’enduire de savon (ma préférence) ou de gel douche, vous n’avez plus qu’à appliquer le djampé sur votre peau avec des mouvements circulaires. Cela va ensuite faire permettre de mousser le tout. C’est d’ailleurs bien pour les personnes frustrées de perdre l’effet moussant lorsqu’elles arrêtent d’utiliser le gel douche.

Je l’utilise 3 fois par semaine.

Après m’être lavée avec le djampé j’hydrate toujours mon corps. Pour cela je mets du beurre de karité ou du beurre de cacao. Cela est d’autant plus important qu’en période de froid, ma peau est un peu plus desséchée. J’aurai également très bien mettre de l’amande douce ou de l’huile d’olive. Au final votre peau sera douce et éclatante.

Après utilisation je le laisse pendre pour séchage dans ma salle de bain. Ne surtout pas le laisser autrement. Il sèche d’ailleurs plus vite qu’un gant de toilette. Pour le lavage, je les passe à la machine à laver à 30°.

Je tourne avec plusieurs djampé et je renouvelle le tout entre 6 mois et 1 an. Cela dépend de l’état et de mon utilisation (plus ou moins intensive).

Questions fréquentes sur le djampé

Pourquoi je préfère le djampé au gant de toilette ?

C’est peut-être du fait de mes origines et au final d’être née avec le djampé sur le corps, mais je le trouve trop doux. Ce que j’aime sur le djampé c’est son côté exfoliant. Je sens que cela me débarrasse des cellules mortes et rend ma peau plus douce. Un des autres avantages est qu’il y a besoin de moins de savon avec un djampé qu’avec gant de toilette. L’effet moussant arrive également rapidement après quelques frottements.

Pourquoi je préfère le djampé à la fleur de douche ?

Arrivée en France, ma mère avait eu une fois une fleur de douche, d’une célèbre enseigne de cosmétique. J’ai voulu l’essayer par curiosité et autant vous dire que je préfère de beaucoup mon filet. Encore une fois, la fleur de douche est plus exfoliante et également plus pratique de par sa taille

Acheter un vrai djampé, est-ce encore possible ?

Je profite du retour aux  sources pour m’approvisionner. Mais ce n’est quand même plus si facile que cela. Le djampé n’est généralement pas celui de ma tendre enfance. On le voit en allant dans une boutique africaine, il y en a de toutes les couleurs et synthétiques, en nylon, et fabriqué en Chine.

Il existe plusieurs modèles de djampé, permettant de s’adapter à différents types de peau et besoin. L’écartement et ses mailles (+/- larges) peuvent également différer selon la provenance. C’est pour cela qu’un test est requis avant utilisation. Ne pas réaliser de frottement trop forts (et encore moins lorsque vous utilisez le djampé sur le visage) afin de ne pas irriter votre peau.

Point d’attention : une surutilisation du djampé

Comme expliqué ci-dessous, de mon côté je suis à une utilisation à 3 fois par semaine. J’utilise un djampé avec un grain moyen, c’est à dire ni trop doux et ni trop mur.

Un dernier conseil ?

Il faut veiller à changer votre éponge africaine régulièrement. Malheureusement, beaucoup les conservent en années avant d’en changer. De la même façon, si toute la famille l’utilise : très bien mais chacun son djampé.

Je le lave une à deux fois par mois. C’est économique, écologique à long terme évidemment donc voilà quelle quelle raison de ne pas adopter ce filet ?

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